Ce qui se passe
Avant 6 ou 7 ans, la partie du cerveau qui freine les émotions n'est pas encore finie de construire. Quand la colère monte, elle prend toute la place et l'enfant ne peut plus réfléchir. Il ne vous provoque pas : il est débordé. Lui demander de se calmer à ce moment-là, c'est comme demander à quelqu'un qui se noie de nager correctement. Ce qu'on peut faire
- Baissez-vous à sa hauteur. Debout au-dessus de lui, vous êtes une montagne qui gronde.
- Parlez moins et moins fort. Trois mots suffisent : « Je suis là. »
- Mettez des mots sur ce qu'il vit : « Tu es très en colère parce que tu voulais rester. »
- Proposez le contact sans l'imposer : ouvrez les bras et attendez. Certains enfants ont besoin d'être serrés, d'autres d'être laissés tranquilles deux minutes.
- Mettez-le en sécurité s'il se cogne ou s'il frappe, mais sans le brusquer.
- Attendez. Une crise dure rarement plus de cinq à dix minutes si on ne l'alimente pas.
Ce qu'on évite
- Crier plus fort que lui — la crise monte d'un cran.
- Raisonner, expliquer, négocier pendant la crise : son cerveau ne peut pas écouter.
- Se moquer ou dire « arrête ton cinéma ».
- Céder à ce qu'il demandait pour que ça s'arrête : il apprendra que la crise marche.
- Menacer de l'abandonner (« je pars sans toi ») : ça calme sur le moment, ça angoisse pour longtemps.
La phrase à retenir« Je vois que c'est très dur. Je reste là avec toi. »