Ce qui se passe
Entre 3 et 6 ans, l'imagination se développe plus vite que la capacité à distinguer le vrai du faux. Le monstre sous le lit est vécu comme réel. Dire « ça n'existe pas » ne rassure personne : l'enfant comprend seulement qu'on ne l'a pas cru. Ce qu'on peut faire
- Prenez la peur au sérieux : « Tu as eu très peur. Je suis là. »
- Allumez, regardez ensemble, montrez qu'il n'y a rien — sans vous moquer.
- Une veilleuse, la porte entrouverte, un doudou.
- Après un cauchemar, rassurez brièvement et recouchez-le dans son lit.
- Le jour, laissez-le dessiner ou raconter sa peur : elle devient plus petite.
- Vérifiez ce qu'il regarde et écoute : les images violentes vues en journée reviennent la nuit.
Ce qu'on évite
- Se moquer ou dire « tu es grand maintenant ».
- Utiliser la peur pour obéir (« le monstre va venir si tu ne dors pas ») : c'est très efficace, et très destructeur.
- Le prendre systématiquement dans le lit des parents, si vous ne voulez pas que ça dure.
La phrase à retenir« Les cauchemars, ça fait très peur. Mais ce ne sont que des images. Je suis là. »